Après un dénivelé de 570 mètres et une distance de 17 km en partance du village, le chemin qui mène à la chapelle Sainte-Anne, très prisé des randonneurs dans le haut-pays, objet de pèlerinage, se brode d’histoires de miracles.
Ce sanctuaire, perché sur son promontoire à 1300 mètres d’altitudes à la naissance du vallon du Mounar, dans la forêt domaniale de Clans, est fondé en 1634 sur un espace de culte sans doute très ancien (cf. Denis Ghiraldi, « La chapelle Sainte-Anne du Mounar »). Longtemps abandonnée par l’occupation humaine, la « Capeleto » (petite chapelle), ce premier édifice connu de la documentation écrite, servit de grange et demeure à quelques mètres de la chapelle actuelle érigée en 1832.
C’est entre la grande croix de 1988 et le Pilon de Sainte-Anne, que les marcheurs et les pèlerins peuvent à présent admirer le magnifique retable de Patrick Moya qui vient, dans la chapelle Sainte-Anne du Mounar, s’ajouter au panthéon des objets liturgiques du patrimoine clansois.
Composé en un triptyque, l’œuvre représente dans la plus grande tradition iconographique chrétienne, au centre, Sainte-Anne emprunte des codes des déesses stellaires antiques, avec un voile ouvert et orné de 72 étoiles symboliques des 72 constellations du Moyen-âge. En son sein protecteur se découvre la Vierge Marie, fille de Sainte-Anne et de Saint-Joakim. D’une part et d’autres, le village de Clans et la chapelle Saint-Anne sont reproduits et lorsque le triptyque est fermé, quatre angelots accueillent les voyageurs.
Ce n’est pas la première foi que Patrick Moya revêtit les murs d’une chapelle de clans avec tant de couleur puisqu’en 2007, il repeint entièrement l’intérieur de la Chapelle Saint Jean. Ces fresques attirent tous les jours de nombreux visiteurs à Clans et font rayonner le village au sein des réseaux touristiques de France.

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« Le pèlerin ou le touriste sera heureux de suivre l’un ou l’autre des « chemins » qui sont à sa disposition. Arrivé au but, il admirera le panorama, n’oubliera pas le capeletto avant de détailler la chapelle actuelle, et il terminera par une visite au pilon après être allé  jusqu’à la croix qui domine le site. […]

La fête de Sainte-Anne fut de temps immémorial solennellement célébré, tant à l’église paroissiale le jour de l’incidence liturgique (le 26 juillet) qu’à la chapelle du Mounar le plus rapproché du 26 Juillet. […] »

Denis Ghiraldi, in La chapelle Sainte-Anne du Mounar, 1993, imprimerie Joubert.

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